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Offre de prestation

Dites-moi pour quoi, et je vous dirai comment...

Vous avez clairement défini les quatre points "a minima" (1,2,4 & 5) de la rubrique "Un projet ?" ?

Reste à préciser le type, ou niveau de prestation, que vous visez en fonction justement de ce cadrage.

Entre une traduction de contrat commercial, d'étude de faisabilité à l'export, de fiche produit pour l'alimentation humaine, de notice d'utilisation pour appareil électrique, de compte rendu de réunion corporate, ou encore, de newsletter pour communication en interne, votre niveau d'exigence ne sera en effet pas le même car le curseur du risque image/financier/légal etc. en cas d'imprécision voire de contre-sens pourra se trouver à des niveaux radicalement différents.

Pour ce qui me concerne, que je travaille sur une newsletter interne ou sur un contrat commercial, je considère ces documents aussi importants les uns que les autres et m'y engage avec la même méticulosité.

Nous arrivons ici à la notion de relecture, centrale dans la traduction. On peut ainsi distinguer trois types de relecture, correspondant chacun à un exercice bien différent pour les traducteurs :

1. La relecture formelle, ou relecture correction, consiste à corriger l'orthographe, la grammaire, la typographie, vérifier qu’il ne manque pas une phrase/un paragraphe, que les dates et les noms propres sont corrects. Normalement, ceci doit être réalisé par le traducteur car un professionnel ne saurait livrer un produit semi-fini. Malheureusement, cela est parfois réalisé en agence par un stagiaire ou  junior qui peut ne pas maîtriser suffisamment la langue qu’on lui demande de vérifier.

  • Contrairement à la relecture sémantique, celle-ci ne tient pas compte du texte source et se concentre uniquement sur le texte final. 

  • Cela fait bien évidemment partie de ma prestation standard​​. Par ailleurs, mon outil d'aide à la traduction SDL trados Studio 2021, intègre un applicatif d'Assurance Qualité qui contrôle au fil de la traduction puis en vérification finale, ces différents points.

2. La relecture sémantique, implique de faire appel à un deuxième traducteur, en général plus senior que le premier. Il vérifiera que le premier a bien compris le texte source. Ce type de correction prend énormément de temps, presque autant que de traduire, et de plus, les bons traducteurs ne sont pas nécessairement de bon relecteurs. Il s'agit là avant tout d'un examen comparatif entre le texte source et cible. Le choix du relecteur sémantique est donc très important.

  • Cette option, qui fait l'objet d'un tarif additionnel par rapport au tarif standard, est à envisager lorsque une imprécision, erreur humaine ou omission, toujours possible même pour les traducteurs les plus aguerris​, ne peut en aucune façon être tolérée. 

 

3. La relecture stylistique, a pour objet de rendre plus élégante, plus fluide et parfois plus juste la traduction initiale, avec les mêmes contraintes de profil que pour la relecture sémantique. Elle est réalisée, au même titre que la relecture formelle, sans tenir compte du texte d'origine. ​La sélection du relecteur stylistique est centrale.

  • Malgré une "relecture plaisir" que je fais juste avant de finaliser la traduction ( du style, allons, du style s'il vous plait! ), un regard neuf sur le texte, comme pourrait l’être celui du lecteur final, peut toujours s'avérer utile.

  • Cette prestation, qui fait l'objet d'un tarif additionnel par rapport au tarif standard, est à privilégier lorsque la forme est aussi importante que le fond.

En définitive, si dans certains cas, une traduction sans relecture par un second traducteur sera tout à fait envisageable, dans d'autres, au vu du risque encouru en cas d'imprécision ou de mauvaise interprétation, une relecture partielle voire intégrale devra être envisagée.

 

Bon, il est vrai que cela ressemble à du ben normand : " p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non". Mais qu'y puis-je? Cela ne reflète rien d'autre que la nécessaire formulation et préconisation d'une offre au cas par cas, car chaque demande est bien un cas particulier.